Harry je t’aime. Tu sais ça.
Mais aujourd’hui, je passe la clôture.

Non sans me retourner 1000 fois un sourire sur les lèvres en pensant à nos bottes d’herbe partagées.

C’est vrai, tu as l’œil séducteur et le sabot luisant.
Et ton pré était une aire de jeu remarquable.
Avec les 3 autres Infrés, nous avons sautillé gaiement sur chaque trèfle, nous avons grimpé sur chaque branche de chaque pommier.
Mais nous quittons l’enclos pour poursuivre notre chemin. (J’allais mettre “route” mais ça dénotait, à coté de toute cette nature luxuriante.)

Cependant nous restons sur la toile, Harry ! Nous ne quittons pas l’univers !

Mais tu sais, Harry, notre histoire n’était possible qu’en partage avec 4 Infrés et une sexcrétaire déjantée. Pas une de plus. Mais surtout pas une de moins.
Sand a fait les choses bien. En passant la barrière elle a dit “au revoir”.
Puis avec amertume nous avons juste, nous 3 autres, clos ce qui était en cours. Mais déjà le terrain n’était plus le nôtre. Sans même nous en rendre compte nous étions déjà ailleurs.
Alors Léo a fait un petit signe de la main aux lecteurs que nous chérissions.
Mais honte à moi, j’ai fait l’homme : lâche (ou peut-être la tête sous l’eau car trop occupée), je t’ai laissé dans le silence.

Harry, je t’ai aimé, vraiment. Harry Couche Toi Là était un pur bonheur !
Mais la clôture entrebaillée d’un pré vide m’empêchait de dormir et il me fallait revenir pour clairement placer un point final au bout de la phrase.

Mais comme je suis une pipelette, je me permets d’ajouter quelques lignes…

C’est avec fougue que nous passions nos mains dans ta crinière, Harry.
Et je t’assure, la passion des mots brûle éternellement !
Les Infrés existent toujours, car au delà de virtuelles infréquentables, elles sont humaines et courent toujours !

Nos lecteurs, Lilitrash, et même toi Harry, pourrez nous retrouver en plein foisonnement verbal !
Netzah
est ici.
Léo Dit Thé
est de-ci de-là.
Sand
est entre autres.
Et moi
je suis toujours là (avec plein de nouveautés à l’intérieur !).
Vous retrouverez également Sand au quotidien sur Voldemag—le blog dont on ne dit pas le nom. Et plus ponctuellement, Léo ou moi (sous le blase Zan’ ou Zanflygal).
Et c’est peut-être tout pour le moment…mais juste pour le moment !

Harry je ne t’oublierai jamais ! tu es un brave âne !
Et promis, je n’arrêterai pas mes zan’ries !

Big Up (on ne se refait pas hein) à tous ceux qui nous ont suivi et qui, je l’espère, nous suivrons encore ! ^^

Les Infrés ne vous oublieront pas !!

Le titre, c’est juste pour le plaisir du jeu de mots.

Un peu d’auto-pub car NON, nous ne sommes pas mortes.

Pourtant, nous préparons bel et bien nos réincarnations dans la blogosphère.

Pour ma part, ça se passe par là. Qui m’aime (au moins 3 personnes, d’après le sondage à la con fait par la belge par le passé, mais bon, comme avec le temps va, tout s’en va, donc sans doute moins maintenant, et puis en plus c’est la crise) me rende visite ou prenne le train, c’est au choix (mais pitié, sans livre de paléontologie).

Voilà.

Joyeuses Pâques, gare aux oeufs inconnus et bonjour chez vous.

Chérie, je suis ton père...

Chérie, je suis ton père...

Il se passe un truc insupportable chez les mecs quand ils sont dans une relation sérieuse. Ces créatures attentionnées, gentlemen, protectrices se mettent à muter. Oui j’ai bien dit muter. (Et non muer parce que ça, à moins que vous ne soyez en âge de kikoo-loler, pour votre homme y’a belle lurette que c’est fait. Le cas échéant, nous pouvons vous venir en aide dans le Courrier du Qœur.)

Je ne m’arrêterai pas sur les mutations physiques, hélas tout aussi désolantes que celles qui m’intéressent ici (alors que je pourrais tout aussi bien évoquer l’hommes aux délicates senteurs fromagères, l’homme qui se gratte les gnocchi au réveil et pas que, l’homme (le même, toujours) qui a cadenassé sa garde-jeans parfaitement coupés (bordel pourquoi ressort-il ses baskets déformées et son caleçon Ricard ?).) mais je m’étalerai plutôt sur les dérives comportementales inhérentes à l’attachement de la créature mâle. Dérives qu’il ne faut pas hésiter à comparer aux dérives comportementales de la créature femelle explicitées par le Docteur Léo Dit Thé dans son célèbre article intitulé “Mutations féminines“.
C’est dans un soucis d’exactitude scientifique que je vous fais part de mon étude sociologique complémentaire. Read the rest of this entry »

new-york226(Pour info, le début et la suite du texte, dont voici la fin.)

Mais ne me prenez pas pour plus bête que je ne suis. Je n’ai aucune honte à admettre le meurtre originel de mon premier Alban. Car quelle peine peut-on infliger à une enfant de huit ans ? Les années que j’ai passées dans le centre de rétention m’ont donné tout loisir d’appréhender et d’expérimenter mon art sur les autres humains que je côtoyais. Vous pensez sans doute que je suis un monstre? Vous n’avez pas vraiment tort. Pourtant, ce sont bien les gens comme vous, juges et avocats qui émus par mon histoire, ont les premiers essayé d’aider la pauvre enfant perdue que j’étais. Vous-même sans doute auriez été touché de ma détresse.

Alban, mon cher Alban, la pureté de mon enfance, avait glissé dans le puit sous mes yeux impuissants. Je ne savais pas quoi faire. Il pleurait et se débattait. Et moi, petite fille laissée à l’abandon, seule face à un père violent, je n’ai pas su réagir à temps et trouver le secours qu’il fallait à ce propre enfant. Tel Ray Charles regardant mourir son frère, tétanisé, j’ai vu mon pauvre Alban étouffer dans l’eau croupie du puit de notre jardin.

Ah, le souvenir de cette journée… je n’ai pu me résoudre à l’effacer. Le frisson d’adrénaline orgasmique quand j’ai frappé Alban. L’odeur de son sang. De sa peur. Son regard furieux et terrifié. Il a essayé de se débattre, pensez-vous. Je n’avais pas envie que cette première fois soit offerte, trop facile. Peu m’importait sa force physique. J’avais pour moi la violence que seuls savent possèdent ceux qui n’ont pas de règles. Avec un simple morceau de bois, j’ai maîtrisé ce corps infantile. Le plus dur a été de le jeter dans le puit. Il pesait lourd, aussi lourd que les animaux morts dont mon père se débarassait à l’abattoir. Je me souviens avec jouissance du bruit sourd que son corps a fait en heurtant le fond du puit. Il n’était pas encore mort, bien sûr. Il n’y a que les innocents pour croire qu’un corps est fragile à ce point. Oh, l’attente insupportable qui s’en est suivie ! Il a mis trois heures, trois heures, le croirez-vous ? Seulement pour se réveiller. En simple débardeur, je grelottais dans la nuit teintée d’embruns glacés. Puis vinrent les premiers gémissements. Et puis les cris. Et les supplications. Des heures durant, je tremblais d’excitation, me penchant régulièrement au dessus du puit pour voir son petit corps défiguré tendre vers moi des mains ensanglantées. Read the rest of this entry »

(suite de ce texte là)

N’allez pas croire pour autant que je ne sache rien de ma vie. Il y a des bribes, des images, des sons qui restent gravés en moi, franchissant les limites de ma mémoire malade. Je me vois à 8 ans, assise sur le tapis du salon.  new-york77Du Ray Charles passe en fond sur le vieux tourne-disque. J’aime beaucoup cette chanson. Vous savez, celle qui fait « I believe, yes I believe » et où Ray lui-même a enregistré les voix des trois choristes absentes grâce à la technologie naissante de l’époque. Ray Charles chante donc de son timbre chaud sur deux octaves pendant que je joue à un jeu de construction. Read the rest of this entry »

En première partie d’Anaïs ce soir à Villeurbanne :
…ça me plait ^^ et c’est Manu Larrouy : “Mec à la cool” tiré de “Un mec à la coule”
(j’insiste sur l’orthographe de coule parce qu’on dirait que sur le net nombreux sont les récalcitrants)

(ne me demandez pas comment est le concert : moi je suis restée là à allaiter la doudou qui rend gazou-gazou ><)

Voici un délire fictionnel avec plein de chapitres dont je vous livre les premiers, comme ça, au compte goute, si le cœur vous en dit. Et si le cœur vous en dit pas bah tant pis c’est fait. Y’a pas encore de titre, mais qu’à cela ne tienne, ça viendra, freestyle ! Chap.01 ici.

Salle d’eau glauque, néon grésillant, temps suspendu. L’humidité forme des courbes blanchâtres sur le mur. Il est immobile, au milieu de la pièce, face au lavabo. Tête baissée. Sourcils froncés. Une perle coule sur sa joue en feu. De longues veines gonflées dessinent des racines le long de son bras blanc inerte. Un instant, dans ce temps arrêté, son corps tout entier flotte, comme en apesanteur. Vide. Nausée.

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Voici un délire fictionnel avec plein de chapitres dont je vous livre les premiers, comme ça, au compte goute, si le cœur vous en dit. Et si le cœur vous en dit pas bah tant pis c’est fait.
Y’a pas encore de titre, mais qu’à cela ne tienne, ça viendra, freestyle !

mur-jaune1Contre la peinture jaunâtre qui s’écaille, un poster écorné s’accroche désespérément au mur. Le vent le gonfle et l’abandonne à son gré. L’image aux couleurs fanées, dépendante de la bise et d’un morceau de scotch cuit par le temps, s’attriste. Rien d’autre ne vit, dans la chambre. Pas même Soline. La chaleur écrase mon corps sur le lit défait. Les larmes qui ne m’ont pas trahi brûlent la peau de mes yeux. Restant envers et contre tout à l’intérieur de ce corps. Soline… Pâle, transparente, elle se confond avec le drap, disparaît, n’existe plus. Tout du moins, je le voudrais. Le silence stagne dans l’air chaud et sec. De temps à autres, sa respiration trahit la vie. Pourtant, j’espace mes souffles, ralentis mon rythme, tant que je le peux. Un bourdonnement continu emplit ma tête. Le soleil, dehors, brûle béton et bitume, toits, sons, ombres. Un peu de poussière s’envole jusqu’au premier étage. Une voiture dans la rue brise un instant le silence.

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J’ai toujours eu des problèmes avec la mémoire. Les années passent et les cycles s’enchaînent, mais dans ma mémoire, pas de prise pour le temps. Mon cerveau est comme un ordinateur sur lequel on aurait oublié de mettre de la mémoire morte. Pas de bios ni de disque dur. Dans ma tête, les choses s’écrivent et se réécrivent à l’infini. Ce que j’ai fait la semaine dernière, ce qu’on a mangé hier, où j’étais au jour de l’an, ce n’est pas la peine de me le demander. ville_memoire Read the rest of this entry »

Vous le savez, oh bon peuple de ce blog, le Poiton nouveau est arrivé. Read the rest of this entry »

On a déjà dit